Stanley Elkin

Un sale type

Roman / Collection Literature
Traduit de l’anglais (États-Unis)
par Jean-Pierre Carasso
140x205 mm / 448 pages
Prix : 24.40 euros
Disponibilité : disponible
ISBN : 9782916589602

Un sale type

Roman carcéral aux antipodes du réalisme, récit de l’ascension et de la chute de Feldman, créateur et directeur d’un grand magasin : Un Sale type est un livre singulier, hautement comique et terriblement noir, une impressionnante farce métaphysique sur l’innocence et la culpabilité.

Feldman est-il véritablement un « sale type », comme semble l’avoir décrété le directeur de la prison où il vient d’être incarcéré ? Tout en découvrant les étranges lois internes qui régissent ce pénitencier où le directeur règne en maître absolu, Feldman médite sur sa vie passée. Fils d’un colporteur juif, infatigable bonimenteur qui lui a transmis l’art de vendre tout et n’importe quoi, Feldman est doué d’un redoutable sens des affaires et d’un solide pragmatisme, qu’il applique jusque dans sa vie intime. Peu à peu ostracisé par les autres prisonniers, Feldman finira par comparaître devant eux dans une parodie de procès.

Vertigineux, brillantissime, Un Sale type est le second roman de Stanley Elkin. Publié en 1967, il imposa immédiatement son auteur comme l’un des écrivains américains les plus passionnants de sa génération, « à équidistance de la tradition mimétique (Saul Bellow) et du formalisme le plus militant (William Gass) » (Marc Chenetier).

Stanley Elkin

Né à Brooklyn en 1930 et disparu en 1995, année où son dernier roman, Mrs. Ted Bliss, lui valut le National Book Critics Circle Award pour la deuxième fois, Elkin fit sa carrière loin de New York, confortablement caché au fin fond du Midwest.

Elkin n’était pas drôle et sérieux, il était, selon les pages, drôlement sérieux ou sérieusement drôle - une formule en américain dans le texte existe : « A Serious funny writer ». De même, ses histoires sont simultanément banales et majestueuses, absurdes et signifiantes, paraboliques et douloureusement réalistes. Son sujet était l’homme (américain) de son époque dans tous ses vices et sa splendeur pathétique. Ses personnages toujours ambigus sont aux prises avec des conjonctures dantesques, mais ils ne prononcent jamais une seule sentence métaphysique. Les intrigues d’Elkin sont redoutablement édifiées, mais elles ne sauraient en aucun cas se priver de leurs détours, anomalies et flottements. Ses romans prennent des airs de critique acerbe de l’âge pop, mais ils tournent le dos à la cohérence obligée des romans sociaux et propres sur eux.