Eudora Welty

Le Brigand bien-aimé

Collection Literature
Traduit du l’anglais (états-Unis)
par Sophie Mayoux
144 pages / 140 x 205 mm
Prix : 16 euros
Disponibilité : disponible
ISBN : 9782366240696

Le Brigand bien-aimé

Il était une fois en Amérique : la piste de Natchez, cet ancien tracé de bisons pareil à un tunnel serpentant sous le toit des forêts vierges du Mississippi, ses chevaucheurs de six pieds six pouces, ses voyageurs, ses trappeurs, leurs visages barbouillés de baies écrasées, ses Indiens tapis derrière les buissons… En ces temps primordiaux, les corbeaux savaient dire : « Retourne-t’en mon coeur, rentre à la maison », et les hérons, couleur de verre de Venise, avaient un goût aussi sauvage qu’une poire sauvage. Au fond des bois, au milieu des chênes verts, des cèdres et des magnolias vivaient Clément Musgrove, planteur innocent, sa fille Rosamonde, belle comme le jour, une marâtre, laide comme la nuit, et Jamie Lockhart, le brigand bien-aimé – le Räuberbräutigam des frères Grimm – de ce conte de fées iconoclaste, drolatique et chatoyant comme une plume de paon.

Eudora Welty

En 1942, William Faulkner envoya une lettre à cette écrivaine venue de nulle part sinon du Mississippi : « Qui êtes-vous ? Quel âge avez-vous ? Puis-je vous aider ?  » La postérité a depuis consacré Eudora Welt y comme l’une des grandes dames des lettres américaines dont les éditions Cambourakis poursuivent la publication. Ses premières nouvelles paraissent en 1936, mais c’est en 1970 qu’elle connaît un immense succès public avec le roman Losing Battles avant de remporter le Prix Pulitzer avec La fille de l’optimiste (1973). Son testament littéraire, Les débuts d’un écrivain, restera plusieurs semaines dans la liste des best-sellers du New York Times.