Aris Alexandrou

La caisse

Collection λογοτεχνία
Traduit du grec par Colette Lust
336 pages / 140 x 205 mm
Prix : 22 euros
Disponibilité : disponible
ISBN : 9782366240795

La caisse

Seul survivant d’un « commando-suicide » chargé par le Parti d’assurer clandestinement le transport d’une mystérieuse caisse jusqu’à la cité de K, un combattant, ignorant tout des faits qui lui sont reprochés, rédige dans sa cellule une folle déposition adressée à un anonyme « Camarade juge d’instruction ». Au fil des pages – chaque jour, quatre copies d’examen numérotées et tamponnées lui sont transmises par son geôlier – et des errements absurdes de cette macabre expédition sans cesse retardée par les assauts ennemis, les défaillances et les ordres contradictoires, la plaidoirie zélée et sans ratures s’enlise pour se faire de plus en plus intime... L’accusé – tel le Joseph K. du Procès de Kafka – ne serait-il coupable que d’exister ?

Chef d’oeuvre méconnu de la littérature grecque, La Caisse est l’unique roman d’Aris Alexandrou, poète et traducteur de Tolstoï, Dostoïevski, Faulkner, Voltaire...

À propos de La caisse

« Et bien malin, à présent, qui saura mettre la main sur ce roman puissant, et en recevoir la formidable claque. (…) Un livre aux dimensions de Popocatepetl. »
Nicole Caligaris

« Ah, mon cher Aris, quel roman extraordinaire. Plus il avance (…) plus il s’élève et atteint les "hauts-fonds". »
Yannis Ritsos

« Un grand roman de la condition humaine. »
Libération

[Chef-d’oeuvre narratif], La Caisse allie la gravité d’une dénonciation des cécités idéologiques et la désinvolture d’une pantalonnade. Le style, abrupt, d’une cassante drôlerie, soutient l’unité de ce livre admirable dont les intonations rappellent les préoccupations de Franz Kafka ou d’Arthur Koestler.
Pascal Paillardet, Le Matricule des Anges

Aris Alexandrou

Né à Petrograd en 1922, exilé en 1930 en Grèce avec sa famille – son père était grec, sa mère russe –, Aris Alexandrou fut adhérent du Parti communiste et incarcéré durant plusieurs années entre 1944 et 1958.

Paru en Grèce en 1974, ce récit amorcé à Athènes en 1966 fut achevé en 1972 en France, où l’auteur s’était réfugié après le coup d’État des colonels d’avril 1967. Aris Alexandrou est mort à Paris en 1978.