Dezső Kosztolányi

Le Trompettiste tchèque

Collection Irodalom
Traduit du hongrois sous la direction d’András Kányádi
128 pages / 11,5 x 17,5 cm
Date de sortie : 13 mai 2015
Prix : 10 euros
Disponibilité : disponible
ISBN : 9782366241389

Le Trompettiste tchèque

Voici trente ans, un drôle de contrôleur bulgare frappait pour la première fois à la porte des français, embarqués depuis dans un voyage truculent à travers l’œuvre de Deszo Kosztolányi. Les nouvelles présentées dans ce recueil – véritables perles de jeunesse publiées avant la Grande Guerre – préfigurent toute la richesse du style de ce maître de la forme courte : il y manie magistralement la plume, et dose déjà à la perfection humour, angoisse et poésie. Ainsi, un Homère désabusé se métamorphose en journaliste opportuniste ; Barbe-bleue se mue en médecin attentif tandis qu’un colonel aux airs de militaire prussien se débat pour imposer sa loi dans la province magyare ; et qu’un trompettiste tchèque, aveuglé par l’admiration, prend en filature un Beethoven revenu à la vie, gagnant ainsi sa place dans l’express hongrois qui, sous l’œil bienveillant du fameux contrôleur, poursuit son étonnant chemin sous nos latitudes.

Dezső Kosztolányi

Desző Kosztolányi est né le 29 mars 1885 dans une ancienne province de l’Empire Austro-Hongrois. Célèbre dès 22 ans avec un premier recueil de poèmes, il est l’un des auteurs les plus lus de sa génération – celle de Krudy, Füst, Karinthy… – la première génération de l’illustre revue moderniste hongroise Nyugat. Auteur prolifique, polyglotte, traducteur de Shakespeare, Rilke, Baudelaire, Valéry et de nombreux poètes chinois, Kosztolányi est au sommet de sa gloire dans la deuxième moitié des années 1920. Le chemin d’écriture qu’il a suivi jusque-là – il a déjà écrit plus des deux tiers de son œuvre –, les genres « trop parfaits » qu’il a pratiqués – romans, nouvelles, poésie, essais, journalisme –, l’ont mené cependant vers une douloureuse impasse artistique. Considérant qu’il n’y a pas d’art plus grand que celui d’éliminer, Kosztolányi privilégiera dès lors la forme brève, s’efforçant de retrouver la totalité dans le fragment, de jouer librement avec l’immense sujet de la vie. Kosztolányi est mort à Budapest le 3 novembre 1936.