Gertrude Stein

Le Livre de lecture

Illustré par Alice Lorenzi et traduit de l’anglais (États-Unis) par Martin Richet
Collection Literature
80 pages / 160 x 240 mm
Date de sortie : 23 novembre 2016
Prix : 16 euros
Disponibilité : disponible
ISBN : 9782366242362

Le Livre de lecture

Un chien qui désire apprendre à lire ; un petit garçon nommé Charlie Tsar qui passe son temps à compter les « C » ;
pourquoi lire est préférable à mesurer, lire à dire, voir à vouloir ? Peut-on dire qu’on est et ne pas être ?… Voici quelques-unes des idées, des questions étranges posées par Gertrude Stein dans ce recueil. Ce qu’elle fait avec le mélange de sérieux et de légèreté qui est de mise lorsque c’est aux enfants que l’on s’adresse, ou que l’on fait semblant de s’adresser. Publié quelques mois après la mort de l’auteure, ce petit Livre de lecture encore inédit en français propose une vingtaine de leçons facétieuses, auxquelles s’ajoutent trois brèves pièces de théâtre, qui jouent avec la langue, la grammaire, les sonorités, et le sens. Sous leur allure désinvolte et ludique, parfois proches du conte, de la comptine, du virelangue, ces courts textes questionnent avec une remarquable acuité notre pratique de la lecture et représentent un concentré de l’écriture de Gertrude Stein, figure tutélaire de la modernité littéraire américaine. Le livre prend la forme d’un petit manuel élégant, à la manière des livres de lecture d’antan, ornementé d’une trentaine de dessins inédits d’Alice Lorenzi.

Alice Lorenzi :
Alice Lorenzi vit et travaille à Liège. Elle participe à de nombreux collectifs et fanzines (Nos restes, Grandpapier, Mycose...) et a publié Les Heures de verre à la Cinquième couche

Gertrude Stein

Née en Pennsylvannie en 1874, Gertrude Stein s’installe en France avec son frère Léo en 1903. Tous deux s’intéressent à la peinture et deviennent parmi les mécènes les plus importants de la place parisienne, Gertrude se démarquant bientôt de son frère par sa prédilection pour la radicalité artistique, notamment le cubisme. Sa relation avec Alice B.Toklas entérine la rupture avec son frère : le salon qu’elles animent dans leur appartement rue de Fleurus devient le rendez-vous de peintres (Picasso, Matisse, Derain...) mais aussi, dans les années 1920, des écrivains américains de la « génération perdue ». Elle même écrit énormément, s’essayant à différents genres qu’elle réinvente toujours à sa manière, faite de répétitions et d’agrégations de propositions qui tordent la grammaire et en mettent à jour les mécanismes. Elle est morte à Paris en 1946.