Tayama Kataï

Futon

Collection 文学
Traduit du japonais
par Amina Okada
128 pages / 115 x 175 mm
Prix : 10 euros
Disponibilité : disponible
ISBN : 9782366240870

Futon

Futon, de par son titre même, le symbolisme équivoque de cette pièce de literie traditionnelle, l’érotisme qu’elle recèle, suscita dès sa parution en 1907 de violentes polémiques autant qu’une grande excitation. Nul écrivain jusqu’alors, nul homme de son temps, professeur respecté, n’avait parlé de soi et de ses laides vérités aussi crûment que Katai : de la solitude de sa vie conjugale, de son âme tiraillée jusqu’au déchirement entre la « raison droite » qu’exige de lui la société et le désir indomptable, obsessionnel, suscité par le charme et la modernité d’une jeune femme, son élève, éprise d’un autre.

À propos de Futon

« Depuis que le monde littéraire de Meiji (1868 – 1912) s’est constitué, aucun roman n’avait provoqué une telle excitation ni n’en provoqua d’ailleurs par la suite, aucune oeuvre n’avait à ce point clarifié la conception japonaise du naturalisme. »
Söma Tsunéo (biographe de Kataï)

Tayama Kataï

Tayama Katai est né le 13 décembre 1871 dans la ville de Tatébayashi, au nord de Tokyo, et mort le 13 mai 1930. C’est en 1907 qu’il écrit Futon, « roman du je » (généralement considéré comme le premier du genre au Japon) où il décide, tranchant avec les manières sentimentales qui caractérisaient son oeuvre jusqu’alors, de mettre à nu sa nature tiraillée jusqu’au déchirement entre la « raison droite » qu’exige de lui la société et ce qu’il désire idéalement, charnellement, amoureusement, au plus profond de son coeur. Son expérience de la guerre russo-japonaise, ses lectures de Maupassant, de Hauptmann, de Ibsen, de Tourgueniev… contribuèrent sans doute à la genèse de cette oeuvre autobiographique : échantillon du tempérament d’un homme de son temps dévoilant en parfaite conscience des vérités découvertes dans la vie même.